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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 17:56

L’Absolu contient en lui-même toutes les possibilités : il n’est « ni ceci, ni cela », indéfinissable. Il contient toutes les possibilités inhérentes à l’Etre et au non Etre, tous les états, tous les mondes, tous les temps. Les états, les mondes, les temps, n’existent pas en lui. Notre état humain matérialise, définit, forme ce qu’il croit être le Tout qui n’est qu’illusion sur le plan du Vrai Tout. De fait, le temps n’échappe pas à cette matérialisation, il est nommé chiffre, mesure, mais il ne existe pas sur le plan de l’Eternité, par Principe.


Enfant de l’Absolu, nous sommes maîtres de ce temps car justement il est illusoire comme tout ce qui nous entoure au regard du Principe. Nous connaissons cette illusion donc nous ne tenons pas compte du temps car l’œuvre menée selon le Principe et suivant la Nature se perpétue et se continue sans limite de temps et au-delà de notre manifestation corporelle, la Pensée est éternelle.


Au regard de la Tradition le temps n’est pas linéaire mais bien circulaire et plus précisément hélicoïdal car chaque "temps" ou cycle n’est pas clos. Le cycle trouve son mouvement non pas en lui-même mais dans les agitations ou causes issues d’elles-mêmes. Au regard de la pure et originelle Tradition nous l’avons dit, le temps est inexistant : nous l’imagerions par l’immobilité.


Notre cycle actuel est marqué par sa situation « cyclique » par l’exact opposé de cette origine. La période actuelle est caractérisée par des agitations incessantes qui se alimentent elles-mêmes en dehors de tout principe et au fond de toute utilité.


Enfant de l’Absolu nous pouvons apprivoiser et dompter notre temps. Nous pouvons aussi, en œuvrant tous ensemble en Pensée, réguler le temps qui nous entoure dans le grand cycle traditionnel.
Notre cycle quotidien se compose de 4 phases : le repos, l’action profane, les Autres (famille, amis) et l’Oeuvre Sacrée. Le cheminement traditionnel par Principe conduit à placer l’Oeuvre sacrée en une seule et unique phase. La Principe positionne ces phases, différentes par Nature pour chacun. Notre cheminement est donc de gravir le chemin qui mène au passage (la mort) avec comme guide le Principe et comme point de départ la Nature et comme le point de départ du chemin est différend par Principe pour chacun, le point d’arrivée est donc aussi différend. Il n’y a donc en spiritualité traditionnelle quiconque supérieur à quiconque. Chacun est sur le plan qu’il doit être. De fait, les 4 phases qui composent le cycle quotidien sont différentes selon chacun. Il y a donc pour chacun d’organiser ces phases en plaçant l’Oeuvre sacrée au centre de toutes les phases et "naturellement" elle deviendra, le « moment venu » la seule phase du cycle. Ce « moment venu » ne se trouve pas obligatoirement dans notre état humain d’où l’importance de la préparation du passage afin de ne pas perdre l’Oeuvre accomplie dans notre état humain.


L’harmonie humaine consiste donc, à non seulement équilibrer ces 4 phases, mais bien à introduire l’Oeuvre sacrée dans chaque phase. Toutes nos actions, mêmes les plus banales doivent être élevées dans cette direction sacrée et immuable. Toutes nos actions doivent se transformer en œuvre, chacune à sa place a son importance car elles participent à l’Oeuvre totale. Lorsque nous employons le terme action il comprend bien évidement nos pensées qui conditionnent nos gestes, et nos actes. En élevant notre pensée, en commençant par la purifier, nous élevons nos actes. En agissant ainsi ce que nous croyons des contraintes ou des sacrifices ou des frustrations deviennent "ce qui doit être fait" dans la sérénité et donc l’harmonie. Nous ne pensons plus par "je" ni pour "les autres" mais selon le Principe et suivant la Nature. Alors, grâce à la Connaissance réalisée, nous devenons "NOUS " en harmonie.

Au fur et à mesure de notre avancée sur le chemin, nous voyons les réverbères de la Connaissance nous éclairer, dissiper le brouillard du doute émis par cet environnement matérialiste et nous permettre ainsi de progresser et de franchir les uns après les autres les portes qui ornent le chemin. Nous connaissons, nous n’avons donc plus la contrainte du temps car l’Oeuvre débutée dans notre état humain se poursuivra. Ne pas placer l’Oeuvre au centre de tous nos actes, nous rend dépendant donc du temps et donne au cycle un caractère "infernal", qui est bien la spécificité de l’état du cycle actuel, qui a perdu le sens du sacré. Le progrès n’est pas l’ennemi de la spiritualité traditionnelle, par contre il doit être à la place qui est la sienne : au service de l’Oeuvre sacrée et non pas être à son propre et unique service. Le huitième monde, qui vient de naître, permet justement à chacun, par son œuvre individuelle de s’unir, ce qui ouvrira l'œuvre commune, qui in fine permettra au huitième monde de se réaliser pleinement. C’est bien la volonté de chacun, née de la Volonté sacrée qui réalisera la Volonté universelle.

Nous ne pouvons faillir, alors l’Oeuvre transforme « l’enfer en paradis » pour reprendre ici des termes qui appartiennent à la forme précédente (religieuse) prise par la spiritualité traditionnelle.


Le début du chemin, de la remonter, débute par l’éveil de chacun par l’Absolu. Éveiller signifie bien indiquer sans contraindre, ni se glorifier, ni se placer au-dessus de l’autre. 
Éveiller, c’est montrer le chemin, non un chemin unique et commun à tous mais le chemin de chacun qui rejoint le chemin universel. S éveiller soi-même avec humilité dans le respect des principes et si « le mandat du ciel » le permet éveiller les autres sans prosélytisme aucun.

 


S’éveiller, c’est avoir la certitude, l’intuition, d’un Axe transcendant qui relie l’état humain à l’Absolu à travers tous les états.
S’éveiller, c’est se connaître tel que l’on est, c’est accepter l’Autre tel qu’il est.
S’éveiller, c’est s’ouvrir à la Volonté pour participer à l’Oeuvre universelle, c’est libérer l’Amour du cœur qui guide nos pas.
S éveiller, c’est renoncer avec joie au plaisir matériel de notre monde éphémère et illusoire, car la spiritualité traditionnelle est le cheminement vers l’Universalité immuable.
S’éveiller, c’est œuvrer durement pour connaître certainement l’harmonie humaine, vestibule de l’harmonie universelle.
S’éveiller, c’est accéder à la liberté et à la vérité. Non pas la liberté et la vérité qui écrase l’Autre mais la liberté et la vérité qui connaît le Principe et la Nature. La certitude de la Vérité permet la poursuite du chemin, son chemin, tout en tolérant la vérité de l’Autre qui, comme la nôtre, est une partie de la Vérité totale. Nous sommes tous porteurs de l’Étincelle de l’Absolu.
S’éveiller, c’est durant tout le cycle, participer grâce aux intentions, c’est ouvrir son cœur à la Connaissance et inlassablement œuvrer.
S’éveiller, c’est passer une à une toutes les portes pour se préparer au passage de Principe.
La première porte est celle de la Lumière.
La seconde est celle de la Force.
La troisième est celle de la Justice.
La quatrième est celle de l’Amour.
La cinquième est celle de la Connaissance.
La sixième est celle de l’Harmonie.
La septième est celle de la Volonté.

Chaque porte a un emplacement différend pour chacun sur le chemin. Selon le Principe, qui indique l'existence de telle porte, et suivant la Nature qui les dispose sur le chemin. L’état humain peut (doit) toutes les franchir sans contrainte temporelle mais avec la volonté de toutes les traverser. Il n’est nul question d’un parcours de vitesse ou d’une course effrénée, il s’agit même de tout l’inverse ainsi au fur et à mesure nous dépasserons le temps pour en devenir le Maître.

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 21:26

Les signes sont connus.

Les tracés sont connus.

L'Oeuvre du Transitus Corpus peut débuter.

Oublions l'ancien monde, oublions nous.

L'Absolu nous éclaire, le Principe nous dirige, la Nature nous permet.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:32

La Tradition revêt une forme adaptée à la période cyclique dans laquelle elle se trouve. Lors de la période précédente, qui n'est pas encore totalement terminée, la Tradition, fille de la Tradition Primordiale, avait pris la forme de la religion.

Actuellement, nous sommes en période de Transitus Corpus, et la forme prise par la Tradition est l'Harmonie Humaine.

L'Harmonie Humaine s'adresse à tous car tous possédons l'étincelle de l'Absolu, "ni ceci, ni cela".

L'Harmonie Humaine contient les Principes de la Tradition, qui guident les pas de celui qui emprunte le chemin.

L'Harmonie Humaine n'est pas un dogme figé mais bien une doctrine qui permet à la Nature de chacun de bâtir sa spiritualité personnelle quotidienne.

 

Par l'Absolu, selon le Principe et suivant la Nature.

 

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 17:42

Lors du chemin de croix avec les jeunes du vendredi 26 juillet 2013, le pape François a exprimé publiquement :


"... dans la Croix, Jésus est uni aux nombreux jeunes qui ne mettent plus leur confiance dans les institutions politiques, car ils y voient l'égoïsme et la corruption, ou qui ont perdu la foi en l'église, et même en Dieu, à cause de l'incohérence des chrétiens et des ministres de l'Evangile."


Un discours de Vérité qui signe le changement de cycle. 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 10:21

Le Principe Suprême nous est révélé grâce à la Connaissance. Nous pouvons découvrir cette Connaissance au travers de différentes étapes suivant notre propre nature. Si nous suivons cet Axe sacré, alors nous retrouverons notre état primordial et pourrons même aller jusqu’à la Délivrance.

 

La première étape consiste à trouver l’harmonie de notre état humain. Notre environnement étant très éloigné de la lumière primordiale, nous vivons dans un monde matérialiste à l’extrême qui chasse au loin la spiritualité traditionnelle bien que ce monde soit illusoire. Pour entrer dans cette voie véritablement universelle, il n’existe pas de méthode unique pour la simple est bonne raison que chaque individualité est différente, et que donc chaque chemin sera différent jusqu’à ce qu’ils se retrouvent tous à la croix de départ de la voie sacrée. Nous parlons bien ici du chemin guidé par l’Axe sacré.

 

Pour trouver son chemin, il faut se connaître soi-même et ensuite participer à la connaissance du Soi.  Ce sont bien là les deux étapes primordiales de celui qui chemine vers le Centre. Ce chemin est progressif et celui qui l’emprunte doit véritablement lutter au quotidien pour ne pas s’égarer ou abandonner. Cette marche est une véritable ascèse non pas contraignante mais nécessaire pour celui qui veut éviter les pièges du chemin et naturelle pour celui qui a l’intuition de sa finalité. Cette harmonie humaine remet en cause les principes actuels qui régissent notre environnement pour la simple raison que ces principes ne sont pas issus d’une véritable tradition. Ceci explique la grande difficulté qui existe pour obtenir cette harmonie humaine. Notre état humain est une manifestation parmi d’autres états qui peuvent être atteints à partir de cet état humain et c’est bien là l’« activité » qui doit être la notre. Une « activité » active car nous n’attendons pas passivement ces états, nous nous mettons en chemin pour les découvrir ; une « activité » spirituelle par la méditation et la concentration de l’esprit suivant l’Axe sacré. L’harmonie humaine exige donc le détachement de ce monde ci, retrait progressif jusqu’à devenir éternel.   

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 15:24

L'apparition des religions a permi à l'homme, depuis plus de 2000 ans, de se placer sous la protection de dieu pour sa propre vie. Aujourd'hui, l'homme s'est rendu compte que cette protection ne le protège plus et que l'Amour indiqué par les religions est inexistant et incompréhensible. Cette prise de conscience correspond à l'état actuel de notre monde, effectivement, dans un monde de plus en plus individualiste et situé dans l'immédiateté, il ne correspond plus à ce à quoi on croyait (ou du moins nos ancêtres) et il tend même à penser que cette croyance n'a plus aucun intérêt. La conséquence est que l'on jette aux orties les religions, on caricature le croyant véritable et humble et on nous indique quotidiennement que la science invalide à chacune de ses avancées notre part de croyance. Nous voulons donc aujourd'hui une spiritualité de l'immédiateté, sans rien en attendre au-delà de notre état humain. La tradition spirituelle s'inscrit en faux, bien évidemment, de cette situation. Ce n'est pas parce que notre monde est au zénith de son illusion que nous devons céder aux sirènes du monde soi-disant réel et qui ne l'est même pas du tout ! Les hommes cherchent actuellement une spiritualité du moment qui ne se préoccupe que du monde dans lequel nous évoluons, alors que la spiritualité traditionnelle se préoccupe du Devenir et donc par conséquent, des mondes antérieurs et postérieurs à notre état humain. 

La préoccupation des hommes nobles, n'est pas de se consacrer uniquement à la situation dans le monde actuel, mais de se consacrer à l'évolution de son Etre dans la spirale de la Vie, afin de se saisir de la situation "médiane" de l'état humain pour accéder à la délivrance qui conduit à la Paix et à l'Harmonie. La spiritualité traditionnelle est le fleuve d'où sortent toutes les religions existantes aujourd'hui (ou du moins ce qu'il en reste et qui ont perdues l'essence même de leur existence ce qui explique leur disparition inévitable).

Tout ce qui est hors de la Tradition devient profane et donc mortel, tout ce qui est hors de la Tradition devient illusoire, momentané et donc mortel. 

La spiritualité traditionnelle se préoccupe du sacré, du monde réel (qui n'est pas le notre), de l'Axe qui relie le Soi à travers tous les changements (ou les différents états) et dont la Connaissance permet sa pérennité. Le savoir de l'homme est qu'il est mortel, la Connaissance de l'état humain est qu'il est intemporel.

Nous avons indiqué que l'homme actuel ne pense qu'à sa condition actuelle qui l'entraîne vers une spiritualité de l'instant et profane ; une spiritualité "laïque". Cette spiritualité "laïque" ne se préoccupe donc que de nous donner des enseignements (soi-disant éternels) pour "passer et supporter au mieux notre état humain", mais, en toute logique, tout cela est totalement illusoire car notre état humain est illusoire ! Nous ne devons pas seulement nous préoccuper de cela mais surtout de notre ou nos situations après cet état ! Notre corps n'est pas immortel et nous ne réfléchissons plus à cette idée car nous sommes accaparés au quotidien à amasser des richesses que nous laisserons ici bas ou alors plus durement à nous battre pour survivre dans ce quotidien cruel. 

Individuellement, nous arrivons à prendre conscience de la précarité de notre situation mais nous sommes tellement vite rattrapés par ce quotidien dévastateur. Collectivement, nous nous conduisons avec nos plus bas instinct de survie imposés par la collectivité mais acceptés par nous car nous oublions l'éphémère de notre état. 

La spiritualité traditionnelle nous enseigne, avec humilité et noblesse, que chaque comportement individuel placé sous le signe du sacré peut transcender l'individu et donc transcender la collectivité.

La spiritualité traditionnelle ne se "vend" pas car elle ne peut être appliquée uniformément à tous. Chacun de nous possède sa propre étincelle, égale en tous, mais notre individualité, faite de notre "âme" et notre "vécu", entoure cette étincelle (notre personnalité), c'est bien cette individualité qui fait que nous sommes tous différends. Cette nature individuelle fait que nos "qualifications" à recevoir l'enseignement traditionnel ne sont pas les mêmes pour tous. Mais ce n'est pas la en soi une inégalité sacrée si elle est bien profane. C'est bien là une notion que nos contemporains ont du mal à comprendre et à accepter. La spiritualité traditionnelle doit justement tenir compte des "qualifications" de chacun afin de pouvoir dispenser un enseignement adapté à chaque état de qualification. Et nous redisons ici que celui ou ceux qui possèdent certaines qualifications se sont pas "supérieurs" aux autres, ils se situent sur un autre plan, qui est leur plan individuel, qui les conduira, s'ils en ont la force, au plan suprême. Chacun ne peut pas forcément accéder au plan supérieur, mais il peut sans faillir, accéder au sommet de son propre plan, il aura donc accomplit sa destinée qui dans la spirale éternelle le conduira inévitablement vers un autre plan. Accomplir sa destinée est en fait la seule chose qui compte véritablement, le chemin est escarpé d'autant plus que le monde qui nous entoure est très éloigné de la Lumière principielle. Nous savons que nous aurons atteint le sommet de la montagne quand l'individualité rejoint la Personnalité, notre soi avec le Soi, le profane avec le Sacré : C'est l'Union véritable qui siège dans le jardin calme, seuil pour accéder au paradis terrestre, vestibule du paradis céleste. Comme nous l'avons indiqué plusieurs fois, la transcription en caractères profanes (écrits) est bien difficile quand il s'agit des principes universels issus du Principe, nous nous excusons donc d'ores et déjà, auprès de nos lecteurs si certaines notions peuvent être difficilement assimilables mais le travail de chacun permettra, à un moment donné, à chacun de voir le reflet de la Lumière.

Il existe clairement une hiérarchie des différents plans de l'Existence. Accepter cette hiérarchie, c'est nous accepter tel que l'on est, avec humilité car il existe universellement un plan "au dessus" de nous. Accepter cette hiérarchie, c'est accepter l'autorité, exemplaire et élévatrice. L'Autorité sacrée reconnaît chacun tel qu'il est et tente de le sublimer. L'Autorité sacrée, ainsi définie, n'est pas un mal nécessaire mais un bien utile. Cette Autorité sacrée peut être envisagée en mode profane si elle respecte sa nature principielle. C'est à dire si elle fonde dans le monde profane une autorité "naturellement" justifiée par le sacrée. Il est un fait traditionnel que l'Autorité est une obligation pour celui qui veut s'élever. Un fait profane est que l'autorité de notre monde n'a plus de lien avec l'Autorité sacrée. Comment, alors, reconnaître, pour celui qui chemine, la justesse de l'autorité profane actuelle alors que l'on sait qu'elle est de par nature nulle au regard de la tradition ? La réponse à cette question nous entraînerait sur un sujet différend de celui que nous traitons ici. Disons simplement, en pensée, que le pèlerin qui suit le chemin traditionnel s'éloigne du monde actuel et donc s'éloigne des ses lois jusqu'au moment où il ne les reconnaîtra plus du tout.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:20

Il n'est pas dans nos habitudes de commenter l'actualité toutefois nous nous autorisons dans certains cas de le faire. La démission de Benoit XVI, successeur de Saint Pierre nous paraît être l'occasion de porter un message d'espoir. Héritier d'une grande tradition, qui certes s'éloigne de son coeur, la tradition chrétienne a porté très longtemps, durant son temps, la charge issue de la Tradition primordiale et à ce titre elle mérite tout notre respect comme toutes les autres traditions hortodoxes. Nous voulons donc ici exprimer à tous ses fidèles, comme à tous les fidèles pèlerins des autres traditions hortodoxes, que leur prières ne sont pas vaines. Dans cette fin de cycle, la Foi est bien l'Axe sacré immuable et éternel qui dirige tous les mondes et malgré le sens perdu, elle était, est et sera la Vérité, une et multiple, présente dans toutes les traditions hortodoxes. Que chaque fidèle pèlerin au coeur pur trouve dans ces quelques lignes l'espoir dans l'Amour et la Volonté accomplie.

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 16:04

La spiritualité traditionnelle, issue de la tradition primordiale, s'inscrit dans le cadre de la doctrine des cycles cosmiques. Cette doctrine nous indique que l'univers est régi par l'enchainement des cycles qui gravitent autour du Soi que l'on peut représenter par l'Axe Sacré. Ils partent de la Lumière principielle pour y retourner inévitablement. Toutes les traditions véritables (comme les religions) connues à ce jour ont ou plus précisément ont eu le lien qui les unissait à la Tradition primordiale. Quand nous disons "ont eu", c'est pour indiquer que ce lien peut être aujourd'hui totalement méconnu par ceux qui professent justement les dogmes qui sont l'exact contraire de la doctrine, puisque ces premiers enferment l'Esprit alors que la doctrine guide, balise mais ne pose pas de carcan, ne donne pas de "forme" car justement la spiritualité traditionnelle est au-delà des "formes".

 

Aujourd'hui, comme  nous nous situons à la fin d'un cycle, c'est à dire la fin d'un monde et non pas la fin du monde, cettre Tradition s'est repliée sur elle-même et l'apogée du cycle prochain permettra une résurrection de cette Tradition sous une forme qui ne nous est pas encore connue.

 

Toutes ces traditions ont un caractère sacré qui valide leur rattachement à la tradition primordiale : le caractère sacré c'est le Principe même, permanent et transcendant de l'Etre : Le Soi ; c'est l'Etincelle de chaque être, éternelle, immuable et non individuelle. C'est le Principe qui est au-delà de la forme, qui contient la Vérité ; une et multiple. La croyance en ce Principe est la Foi de la spiritualité traditionnelle, élément permanent de toute démarche inscrite sur ce chemin.

 

L'essence même, contenue en lui-même, dans le Soi indique clairement que tout être est égal face au principe. Cette égalité est fondamentale, l'Etincelle brille dans tous les coeurs. L'individualité de chaque être fait que la forme, l'histoire de l'individu, les qualités de chacun (nous entendons par "qualités" les "possibilités" face à la Connaissance), est bien évidemment différente puisqu'il ne peut exister deux êtres ayant la même forme. Chacun possédant ce Soi indifférencié, permanent et immuable, est donc l'égal de l'Autre devant le Principe. Cette égalité de principe associée à un individu entraîne que chacun, à la place qui est la sienne, trouve son existence dans l'univers. Le Principe, le Soi, étant le plan le plus élevé qui nous entoure, tout autre plan ne peut que lui être inférieur, ce qui signifie qu'effectivement nous ne pouvons être tous semblables dans le plan où se situe notre monde, puisque notre individualité est associée au Soi. C'est donc à chacun de lever les voiles qui obscurent le Soi selon les "possibilités" de son individualité. Et chaque voile oté ne donne pas de supériorité, et vice et versa, à celui qui l'ote car une fois ce voile oté, l'individu ne se situe pas sur le même plan que celui qui ne l'aurait pas fait au nom du principe de l'égalité. Cet autre plan est le plan de la réalisation qui est la marche effective vers le Soi et qui entraîne que celui qui connaît son chemin mais qui ne l'emprunte pas est "par principe" en rupture avec le Principe.

 

Nous venons de le voir, la Foi est donc l'élément absolu de la spiritualité traditionelle ; la marche que débute le pèlerin est donc, dans notre monde, "encadrée" ce qui ne l'empêche nullement de se perdre, de rebrousser chemin, de se tromper. Chaque pèlerin est "par principe" libre puisqu'aucun autre ne peut être semblable. Notre forme est différente, notre chemin l'est donc lui aussi mais tous seront guidés par la même Lumière, tantôt éblouissante, tantôt diffuse, tantôt dissimulée. Chaque chemin étant différend, chaque guide sera différend, chaque carte sera différente et aucun "tracé idéal" ne pourra être fourni ou vendu à tous. C'est à chacun qui pourra, d'oeuvrer à défricher son chemin au nom du Principe et qui pourra compter sur l'aide et l'appui de ceux qui sont arrivés à une destination pour autant qu'il se donne la peine de les chercher et de séparer le bon grain de l'ivraie.

 

Jusqu'à ce jour, comme nous l'avons indiqué au début de ce propos, en occident, la religion pouvait être le guide de certains. Mais par un éloignement cyclique (et normalement traditionnel) du Principe, elle n'a plus la mesure de jouer pleinement son rôle. Nous ne portons pas de jugement mais constatons une réalité. Les germes du cycle prochain étant déjà présents dans la fin du cycle actuel, nous pouvons dire que chacun peut, en attendant l'arrivée du prochain cycle, se tourner vers la Lumière et commencer sa marche vers la Connaissance. Il n'est pas dans notre propos de critiquer les religions actuelles ou de les bannir (beaucoup déjà s'en charge et il n'est pas de notre conception de "charger la barque"), car elles peuvent encore, même sans en être totalement consciente, être pour certains une partie ou un point de départ du chemin, il s'agit d'indiquer à ceux qui possèdent la Foi que la spiritualité traditionnelle peut être un chemin qui les conduira à leur destination.

 

La spiritualité traditionnelle connectée au Principe, entourée de neuf principes ; la croyance, l'oraison, l'ordre, la connaissance, la charité, le soi, la vérité, l'abandon et l'oeuvre, permet de connaître l'Ordre et la Nature des choses et à partir de cela à chacun selon les possibilités de son individualité de connaître son propre ordre et sa propre nature. C'est en cela que la spiritualité traditionnelle ne peut en aucun cas être assimilée à tous ces marchands de pseudo-spiritualité qui naissent à chaque instant et qu'elle n'est en aucun cas du "développement personnel".

 

Le pèlerin de la spiritualité traditionnelle se consacre à l'essentiel et se détache, tant faire ce peu, de l'illusoire et du contingent.

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 13:20

Le Sacré jaillit de la Source pour irriguer la Nature. Il n'est pas d'un "autre temps", il est le temps présent qui véhicule la Paix et l'Harmonie.

 

Le sens du Sacré, c'est reconnaître la transcendance, dépasser le monde actuel de l'avoir pour découvrir le monde de l'Etre, connaître la Vérité, une et multiple. Toute action ou non-action doit permettre à celui qui fortifie son étincelle de s'élever au dessus de ce monde illusoire pour franchir le parvis du monde réel.

 

Le sens du Sacré, c'est le respect de la Nature et de l'Autre. Accepter l'un et l'autre tel qu'ils sont et non pas tel que l'on voudrait qu'ils soient où qu'ils fassent. La Nature et l'Autre ont besoin de repos pour continuer leur oeuvre et ce n'est pas en leur demandant chaque jour plus qu'ils pourront oeuvrer paisiblement.

 

Le sens du Sacré, c'est ne pas marcher par le regard de l'autre. Face à l'Absolu, nous sommes tous égaux et chacun à sa place fait partie du Tout.

 

Le sens du Sacré, c'est la juste proportion entre excès et abstinence. C'est la maîtrise de l'égo, préalable avant sa disparition totale le cas échéant. Se connaître, c'est se maîtriser non pas dans la peine ou par la force du sacrifice mais dans la joie et l'Amour.

 

Le sens du Sacré, c'est quoi que l'on fasse, on oeuvre le mieux possible selon la direction de l'Axe universel car ainsi on introduit le Bien et la beauté dans l'action ou la non-action.

 

L'Homme noble est celui qui rythme chaque instant de sa vie grâce au sens du sacré. Il ne le fait pas pour le montrer aux autres, il ne le fait pas pour être au-dessus de la Nature et de l'Autre, il ne le fait pas pour lui-même, il le fait car c'est ainsi.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 11:20

"... Ainsi, l'instruction initiatique, envisagée dans son universalité, doit comprendre, comme autant d'applications, en variété indéfinie, d'un même principe transcendant et abstrait, toutes les voies de réalisations particulières, non seulement à chaque catégorie d'êtres, mais aussi à chaque être individuel ; et, les comprenant toutes ainsi, elle les totalise et les synthétise dans l'unité absolue de la Voie universelle. Donc, si les principes de l'initiation sont immuables, leur représentation symbolique peut et doit cependant varier de façon à s'adapter aux conditions multiples et relatives de l'existence, conditions dont la diversité fait que, mathématiquement, il ne peut y avoir deux choses identiques dans tout l'univers, parce que, si elles étaient vraiment identiques en tout, ou, en d'autres termes, si elles étaient en parfaite coïncidence dans toute l'étendue de leur compréhension, elles en seraient évidemment pas deux choses distinctes, mais bien une seule et même chose.

 

On peut donc dire, en particulier, qu'il est impossible qu'il y ait, pour deux individus différents, deux initiations absolument semblables, même au point de vue extérieur et rituélique, et, à fortiori, au point de vue du travail intérieur de l'initié. L'unité et l'immutabilité de principe n'exigent nullement l'uniformité et l'immobilité, d'ailleurs irréalisables, des formes extérieures, et ceci permet, dans l'application pratique qui doit en être faite à l'expression et à la transmission de l'enseignement initiatique, de concilier les deux notions, si souvent opposées à tord, de la tradition et du progrès, mais en reconnaissant toutefois à ce dernier un caractère purement relatif. Il n'y a que la traduction extérieure de l'instruction initiatique et son assimilation par telle ou telle individualité qui soeint susceptibles de modifications, et non cette instruction envisagée en elle-même ; en effet, dans la mesure où une telle traduction est possible, elle doit forcément tenir compte des relativités, tandis que ce qu'elle exprime en est indépendant dans l'universalité idéale de son essence, et il ne peut évidement être question de progrès à un point de vue qui comprend toutes les possibilités dans la simultanéité d'une synthèse unique.

 

L'enseignement initiatique, extérieur et transmissible dans des formes, n'est en réalité et ne peut être qu'une préparation de l'individu à recevoir la véritable instruction initiatique par l'effet de son travail personnel. On peut ainsi lui indiquer la voie à suivre, le plan à réaliser, et le disposer à acuérir l'attitude mentale et intellectuelle nécessaire à l'intelligence des conception initiatiques ; on peut encore l'assister et le guider en contrôlant son travail d'une façon constante, mais c'est tout, car nul autre, fût-il un Maître dans l'acception la plus complète du mot, ne peut faire ce travail pour lui. Ce que l'initié doit forcément acquérir par lui-même, parce que personne ni rien d'éxtérieur à lui ne peut le lui communiquer, c'est précisément ce qui échappe par sa nature même à toute curiosité profane, c'est à dire la possession effective du secret initiatique proprement dit. Mais pour qu'il puisse arriver à réaliser cette possession dans toute son étendue et avec tout ce qu'elle implique, il faut que l'enseignement qui sert en quelque sorte de base et de support à son travail personnel s'ouvre sur des possibilités illimitées, et lui permette ainsi d'étendre indéfiniment ses conceptions, au lieu de les enfermer dans les limites plus ou moins étroites d'une théorie systématique ou d'une formule dogmatique quelconque."

 

Articles et comptes rendus - Tome 1 - Editions traditionnelles, René Guénon

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Profil

  • laurent
  • Pélerin de l'Absolu
  • Pélerin de l'Absolu

Le moment est venu.

Dans notre monde actuel, le profane qui a remplacé depuis bien longtemps le sacré, a érigé le matérialisme en dogme, ce dernier est aujourd'hui remplacé par la spéculation financière. Tous ceci nous indique bien qu'un nouveau cycle va voir le jour et c'est bien sur la naissance de ce prochain cycle que nous devons nous pencher. Il nous faut pour cela préserver la doctrine de la Tradition Primordiale afin de la transmettre à ceux qui peupleront ce nouveau cycle. La préserver signifie que nous devons la posséder effectivement, c'est à dire la réaliser, car c'est uniquement de cette façon que nous pourrons la transmettre à ceux qui sont qualifiés.

L'harmonie humaine est la première étape du redressement qui doit s'opérer. www.loidharmonie.com

Nous souhaitons donc accueillir librement tous ceux qui ont réalisés leur Unité, ceux qui cheminent sur l'Axe de la Vérité, mais aussi tous ceux qui étant qualifiés ne sont pas arrivés à la destination de leur chemin. Précisons qu'il ne s'agit aucunement pour nous de créer une "organisation" quelconque doublée d'un prosélitisme appuyé, ce serait tout le contraire de l'esprit traditionnel où chaque chemin est personnel. C'est la Connaissance qui éclaire le chemin. L'oeuvre de René Guénon, qui est celui qui a mis en lumière cette doctrine éternelle et universelle, nous servira de support précis et indéfectible. Comme lui, nous nous attribuons aucune paternité sur cette doctrine puisqu'elle est véritablement métaphysique, c'est à dire supra individuelle caractérisé par son domaine véritablement transcendant et universel. Nous nous considérons comme des "témoins" qui transmettent cette doctrine immuable. Nous souhaitons humblement "éveiller" ceux de nos contemporains, qualifiés, grâce à l'aide de la Connaissance afin de préparer le cycle à venir. 

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HABEMUS MUNDI

Source de l'Absolu...

 

Par le Principe,

Par la Nature,

 

Au Nom de la Volonté,

Au Nom de l'Amour,

Au Nom de la Foi,

 

Au Nom du Très-Haut,

Au Nom du Père,

Au Nom du Seigneur,

 

HABEMUS MUNDI

Le Monde Sacré d'Emmanuel

 



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OEUVRONS ENSEMBLE

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Envoyez nous vos commentaires de ce livre, chapitre par chapitre. Nous les étudierons ensemble.

Le Nom Invoqué

La Lumière de l'aube du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son coeur maintenant vraiment libéré
Lui ouvre le vestibule de l'Unique Palais
Où séjourne l'Amour du Nom Invoqué.

La Lumière de midi du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Ses Yeux s'émerveillent des bourgeons
Du jardin sacré bruissant de mille chants
Où demeure l'Arbre de la Vérité.

La Lumière du crépuscule du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son esprit enfin dévoilé entend
Le Maître s'en aller doucment
Laissant place à la Grande Paix.

La Lumière de minuit du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son souffle devenu éternel
Trouve dans l'immensité étoilée
Le repos auprès du Nom Invoqué.

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