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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 18:58

Le « Soi » est le principe transcendant et permanent dont l’être manifesté, l’être humain par exemple, n’est qu’une modification transitoire et contingente, modification qui ne saurait d’ailleurs aucunement affecter le principe. Immuable en sa nature propre, il développe ses possibilités dans toutes les modalités de réalisation, en multitude indéfinie. Le « Soi » est ainsi le principe par lequel existent, chacun dans son domaine propre, que nous pouvons appeler un degré d’existence, tous les états de l’être manifestés ainsi que ceux non manifestés. Ce « Soi » lui-même n’est que par soi n’ayant et ne pouvant avoir aucun principe qui lui soit extérieur. René Guénon, Le symbolisme de la Croix, Chap 1

 

Le « Soi » peut être remplacé par « personnalité » et le terme « moi » par « individualité ». La personnalité est supérieure à l’individualité. Le « Soi » n’est jamais individualisé car toujours envisagé sous l’aspect de l’éternité et de l’immutabilité qui sont les attributs de l’être pur. Cette personnalité est une détermination immédiate, primordiale et non particularisée du principe qui est appelé en sanscrit Atmâ que l’on peut désigner comme « l’esprit universel ». Atmâ pénètre toute chose et il demeure toujours le même à travers la multiplicité indéfinie des degrés de l’existence, entendu au sens universel, c'est-à-dire aussi dans la manifestation principielle. La personnalité est essentiellement de l’ordre des principes au sens le plus strict de ce mot et elle ne peut donc être envisagée qu’au point de vue métaphysique qui  a précisément pour domaine l’universel. Le « Soi » n’est que potentiellement dans l’individu tant que « l’union » n’est pas réalisée. René Guénon, L’homme et son devenir selon le vêdantâ

 

Ce qui est à la base même de tout enseignement initiatique, c’est que toute réalisation digne de ce nom est d’ordre essentiellement intérieur, même si elle est susceptible d’avoir des répercussions à l’extérieur ; l’homme ne peut en trouver les principes et les moyens qu’en lui-même, et il le peut parce qu’il porte en lui la correspondance de tout ce qui existe : « l’homme est un symbole de l’Existence universelle » et s’il parvient à pénétrer jusqu’au centre de son propre être, il atteint par là même la connaissance totale, avec tout ce qu’elle implique de surcroît : « Celui qui connaît son Soi connaît son Seigneur » et il connaît alors toutes choses dans la suprême unité du Principe même, hors duquel il n’est rien qui puisse avoir le moindre degrés de réalité. René Guénon, Formes traditionnelles et cycle cosmiques. La tradition hermétique

 

« Le soi apparaît comme conditionné par l’effet de l’ignorance. Quand celle-ci est détruite, le soi non-conditionné brille de sa propre lumière, tel le soleil quand les nuages sont dissipés. » Connaissance du soi, Shri shankaracharya

 

« Bien que le soi soit en tout temps et dans toutes choses, il ne peut briller nulle part, sauf dans la conscience, tout comme une réflexion ne peut apparaître que sur une surface polie. »

Connaissance du soi, Shri shankaracharya

 

« Lorsque la connaissance a détruit l’ignorance, le soi se manifestera, de la même façon que le soleil se lève aussitôt que l’aurore du jour a dissipé l’obscurité. » Connaissance du soi, Shri shankaracharya

Laurent Mollard- Le Monde Sacré d'Emmanuel

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 14:02
Nous employons régulièrement le terme de qualification, il nous paraît important d’expliquer le sens que nous lui donnons et qui doit être le sien. La principale qualification concerne l’étendue de l’horizon intellectuel de l’individu. Nous utilisons le terme d’individu car comme c’est l’individualité qui est prise comme moyen de support et moyen de la réalisation initiatique, il faut par conséquent qu’elle possède les aptitudes requises. Si nous avions à envisager la personnalité ou le « Soi », il n’y aurait aucune différence à faire entre les êtres car tous seraient également qualifiés. (1) Est qualifié celui qui reçoit la Lumière, c'est-à-dire une influence spirituelle et qui est capable d’en retirer un bénéfice effectif. Cette Lumière ne peut être donnée que par une organisation traditionnelle au moyen d’un rite initiatique. Il faut bien entendre que cette influence spirituelle ou Fiat Lux soit véritable c'est-à-dire transmise depuis des temps immémoriaux et issue d’une doctrine traditionnelle et qu’elle ait effectivement gardé sa qualité essentielle supra-individuelle donc transcendante. Nous constatons qu’aujourd’hui bien peu d’organisations en Occident réunissent ces éléments. Certaines organisations maçonniques peuvent encore revendiquer quelques éléments quand bien même la majorité de ses membres n’en n’ont pas véritablement connaissance. Nous ne parlons pas ici de pseudo organisations, manifestement les plus nombreuses, qui voient un but laïc à cette influence spirituelle. C’est bien là le parfait contraire de ce que doit être une organisation qui revendiquerait un rattachement traditionnel. Nous devons expliquer ce qui constitue une véritable organisation traditionnelle et qui de facto exclu les pseudos organisations. La Lumière que nous recevons, lors d’une initiation régulière, doit nous entraîner à nous concentrer sur ce qui est supra-humain, puisque cette influence spirituelle n’est pas humaine, au moyen de la Connaissance et de sa réalisation qui doit nous conduire à l’Unité. Il ne s’agit donc absolument pas de nous préoccuper de choses matérielles, contingentes et changeantes qui forment la multiplicité avec l’immédiateté comme principe. Ces choses essentielles se doivent d’être réaffirmés car dans la dernière partie du cycle dans lequel nous nous trouvons, nous pouvons constater que de très nombreux individus se rendent bien compte que cet environnement matérialiste n’est pas une fin en soi. Ces mêmes individus cherchent donc une autre « voie » et donc fleurissent ici et là des écrits, des associations, des organisations qui mélangent tout et entraînent encore plus de confusion là où elle est déjà très importante mais surtout qui conduiront ces individus à des déconvenues à la hauteur de leur espérances. Et dans ce nombre d’individus un petit nombre et quand bien même il n’y en aurait qu’un, puisque nous plaçons dans le domaine de la qualité et non de la quantité, serait qualifié verrait sa qualification dénaturée car l’examen de ces différentes organisations l’entraînerait sur des chemins très éloignés d’où devrait l’emmener ses qualifications. Il est très difficile aujourd’hui de trouver une initiation qui corresponde à sa nature véritable car selon la position de notre cycle actuel, cette connaissance doit être cachée et celui qui veut la trouver doit montrer une persévérance et une volonté à toutes épreuves. Il convient toutefois d’ajouter que ce n’est pas par hasard si cette Connaissance est cachée. Elle l’est car de toutes façons bien peu d’individus seraient capables de l’assimiler, du entre autre à cet environnement actuel très éloigné du Principe Suprême et ensuite les autres individus, n’en comprenant pas le sens véritable, utiliseraient cette Connaissance à des fins toutes contraires à celle à laquelle elle doit nous conduire.

Cette notion de qualification précède celle d’élite qui doit être elle aussi précisée. L’élite regroupe les individus qui possèdent effectivement la Connaissance car leur nature propre leur permet de l’assimiler et de la réaliser. Posséder la Connaissance, c’est posséder la Vérité du Principe Suprême qui se situe au-delà des possibilités humaines dans un domaine supra-humain. Cette élite ne se situe donc pas sur le même niveau que les individus, elle est donc véritablement au-dessus, ce qui entraîne l’idée de hiérarchie, caractéristique fondamentale de toute organisation initiatique mais aussi de toute société traditionnelle. C’est bien l’idée de transcendance exprimée lors de l’initiation régulière. Ce domaine supra-humain est bien au-dessus de la matérialité caractéristique de notre monde actuel, c’est le domaine de la métaphysique et donc celui de la Vérité. Participer à cette élite ne rend pas l’individu supérieur aux autres dont le sens d’une gloire ou d’une fierté à en tirer. Ceci serait totalement contraire à la réalisation de la Connaissance qui tend à réhabiliter notre « Soi » dissimulé par la présence de l’égo envahissant. D’ailleurs ce sont bien ces notions sentimentales qui influencent et voilent notre Etre. Ces individus qui constituent l’élite doivent s’assurer de la conformité des individus qui la constituent mais aussi et surtout veiller à la transmission de la doctrine de la Tradition primordiale à ceux qui sont qualifiés. Rappelons le que ce sont ceux qui peuvent en tirer un bénéfice effectif et ajoutons que cette qualification n’est pas profane c'est-à-dire qu’il ne s’agit pas là de facultés de raisonnement ni d’érudition. Ceux qui ont reçus cette Lumière savent qu’elle inonde le cœur, siège de la faculté intuitive ou de l’intuition intellectuelle, symbolisé par le Soleil quand aux autres qui vivent sous le reflet de la Lune qui éclaire la tête, siège de la faculté discursive pourront toujours contester en argumentant nos propos, c’est de toute façon là la seule attitude possible pour eux.
 
Laurent Mollard- Le Monde Sacré d'Emmanuel 
(1) Voir chap. XIV, Aperçus sur l’initiation. René Guénon
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 21:48

Un des caractères de la métaphysique est sont immutabilité, cela signifie que le contingent ou le variable qui appartiennent au domaine de l’individuel ne sont pas des caractéristiques de la métaphysique puisque son domaine est l’universel, essentiellement le supra individuel. Ce qui entraîne que le contenu de la métaphysique ne subit pas les influences individuelles de tel ou tel commentateur, ce qui a pour conséquence que pour définir ou commenter la métaphysique il n’y a qu’une seule façon de la faire et celui qui voudra aborder ce sujet ne pourra le faire qu’en reprenant des conceptions qui ont été déjà utilisées. Pour rédiger cet article nous avons puisé nos sources dans un livre de René Guénon, intitulé « Introduction générale à l’étude des doctrines indoues ». Nous prenons comme référence les ouvrages de René Guénon car à notre sens il est le dernier « codificateur » occidental de ce sujet. D’autres auteurs bien évidemment ont suivi ce chemin défriché mais René Guénon reste celui qui par ses publications à poser les fondements de la métaphysique en occident. Il ne s’agit donc pas de dénaturer ou de reprendre à notre compte des mots ou des expressions déjà utilisés car comme nous l’avons expliqué au dessus la métaphysique n’accepte pas les « impressions » personnelles. Il faut ajouter en complément à ce préambule que la métaphysique par son caractère d’immutabilité ne subit pas les influences des idées, bien occidentales, d’évolution et de progrès car on ne peut pas faire de nouvelles découvertes dans ce domaine et donc ce qui nous est connu était déjà connu d’autres hommes à des époques bien plus reculées.

 

Ce mot métaphysique désigne tout ce qui est « au-delà de la physique » et par extrapolation ce qui est « au-delà de la nature ». La métaphysique est essentiellement la connaissance de l’universel ou si l’on veut des principes d’ordre universel. Il est ensuite très difficile de donner une définition de la métaphysique puisque par essence étant universelle et illimitée, il est impossible de l’enfermer dans le carcan d’une formule à fortiori par des mots actuels car la plupart d’entre eux ont perdu leur véritable signification ou du moins elle n’est plus connus de nos contemporains. Etant déjà impossible de cerner précisément une définition, le faire avec un vocabulaire usité de nos jours ne ferait qu’entraîner encore plus de confusion là déjà où il y en a beaucoup. Nous devrons utiliser des symboles comme support ou base pour nous aider à concevoir l’inexprimable. Chacun pourra concevoir effectivement cette part d’inexprimable selon ses propres capacités.

 

Lorsqu’il s’agit de métaphysique, il s’agit toujours de certitude permanente ce qui rejoint son caractère d’immutabilité, nous ne sommes pas dans le domaine du changeant ou de la croyance. Pour aborder ces vérités métaphysiques nous faisons appel à l’intuition intellectuelle qui se situe au dessus de la raison car par ce caractère de certitude nous ne faisons absolument pas appel à la faculté discursive contenue dans la raison individuelle. Celui qui ne possède pas cette faculté « intuitive », qui n’est plus de l’ordre individuel, ne peut pas concevoir ces vérités.

 

La métaphysique traite entres autres des doctrines de la non dualité et de l’Infini qui sont des conceptions que nous avons beaucoup de mal à appréhender à cause de la dégénérescence du monde occidental actuel.

 

Ces lignes ne nous donnent qu’un bref aperçu de notions très complexes et surtout totalement étrangères à notre mentalité. Toutefois, il s’agit là de poser des jalons pour des explications qui viendront plus argumentées par la suite. Il s’agit aussi « d’éveiller » ceux à qui leur propre qualifications le leur permettent, de s’élever de ce marécage matérialiste dans lequel nous vivons. La suite de cet éveil ne peut se faire que par le travail d’approcher et d’assimiler la Connaissance qui ne deviendra elle-même effective que lorsqu’elle sera réalisée.

Laurent Mollard- Le Monde Sacré d'Emmanuel

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 07:09

Ce n'est pas un monde imaginaire, c'est un monde qui a déjà bel et bien existé mais qui est aujourd'hui caché ou voilé car peu d'individus posèdent les facultés qui leur permettent de participer au Monde d'Emmanuel. Ce sont ceux qui cherchent la Vérité, ceux qui souhaitent réaliser leur Unité, c'est la Connaissance qui permet de révéler ce Monde où le sacré a gardé sa prédominance. Notre monde actuel tourne autour de l'Avoir, le Monde sacré d'Emmanuel gravite autour de l'Etre. 

Le monde de l'Avoir sert à combler les désirs de l'égo mais ces désirs sont insatiables et entraînent par conséquent la frusration toujours alimentée par un environnement matérialiste dont les limites sont repoussées chaque jour un peu plus loin.

Le Monde de l'Etre nous permet de dévoiler notre Etre véritable, notre "soi", qui enfin libéré, nous ouvre les portes de la Connaissance et ensuite de la Paix.

Laurent Mollard
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  • Pélerin de l'Absolu

Le moment est venu.

Dans notre monde actuel, le profane qui a remplacé depuis bien longtemps le sacré, a érigé le matérialisme en dogme, ce dernier est aujourd'hui remplacé par la spéculation financière. Tous ceci nous indique bien qu'un nouveau cycle va voir le jour et c'est bien sur la naissance de ce prochain cycle que nous devons nous pencher. Il nous faut pour cela préserver la doctrine de la Tradition Primordiale afin de la transmettre à ceux qui peupleront ce nouveau cycle. La préserver signifie que nous devons la posséder effectivement, c'est à dire la réaliser, car c'est uniquement de cette façon que nous pourrons la transmettre à ceux qui sont qualifiés.

L'harmonie humaine est la première étape du redressement qui doit s'opérer. www.loidharmonie.com

Nous souhaitons donc accueillir librement tous ceux qui ont réalisés leur Unité, ceux qui cheminent sur l'Axe de la Vérité, mais aussi tous ceux qui étant qualifiés ne sont pas arrivés à la destination de leur chemin. Précisons qu'il ne s'agit aucunement pour nous de créer une "organisation" quelconque doublée d'un prosélitisme appuyé, ce serait tout le contraire de l'esprit traditionnel où chaque chemin est personnel. C'est la Connaissance qui éclaire le chemin. L'oeuvre de René Guénon, qui est celui qui a mis en lumière cette doctrine éternelle et universelle, nous servira de support précis et indéfectible. Comme lui, nous nous attribuons aucune paternité sur cette doctrine puisqu'elle est véritablement métaphysique, c'est à dire supra individuelle caractérisé par son domaine véritablement transcendant et universel. Nous nous considérons comme des "témoins" qui transmettent cette doctrine immuable. Nous souhaitons humblement "éveiller" ceux de nos contemporains, qualifiés, grâce à l'aide de la Connaissance afin de préparer le cycle à venir. 

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HABEMUS MUNDI

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Au Nom de la Volonté,

Au Nom de l'Amour,

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Au Nom du Très-Haut,

Au Nom du Père,

Au Nom du Seigneur,

 

HABEMUS MUNDI

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crisemonde

 

Envoyez nous vos commentaires de ce livre, chapitre par chapitre. Nous les étudierons ensemble.

Le Nom Invoqué

La Lumière de l'aube du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son coeur maintenant vraiment libéré
Lui ouvre le vestibule de l'Unique Palais
Où séjourne l'Amour du Nom Invoqué.

La Lumière de midi du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Ses Yeux s'émerveillent des bourgeons
Du jardin sacré bruissant de mille chants
Où demeure l'Arbre de la Vérité.

La Lumière du crépuscule du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son esprit enfin dévoilé entend
Le Maître s'en aller doucment
Laissant place à la Grande Paix.

La Lumière de minuit du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son souffle devenu éternel
Trouve dans l'immensité étoilée
Le repos auprès du Nom Invoqué.

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